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Clerc Serge

En 1975, Serge Clerc dessinateur âgé de 17 ans fait ses débuts dans la revue que vient de créer J.P. Dionnet, Métal Hurlant, où travaillent déjà de grands noms : Moebius, Druillet, Tardi. C'est l'époque fabuleuse où la BD adulte explose. Elle trouve un public avide de rock, de SF, de polar, d'histoires déglinguées et nouvelles. " Métal " devient le journal de référence et restera mythique au delà des années 80. La totale liberté dont il bénéficie, le bouillonnement créatif qu'engendrent tous ces jeunes dessinateurs qui surgissent (Margerin, Denis Sire, Loustal...) lui permet de se former. Autodidacte, son talent et la chance lui ont permis d'échapper à l'école d'art. Il apprend à maîtriser son trait grâce aux influences de ses aînés : Moebius, Jijé. L'école belge que lui fait redécouvrir Yves Chaland le fascine. Il se souvient qu'enfant, il découvrit dans la cave de ses grands-parents un carton bourré d'illustrés bon marché. Il peut encore sentir cette odeur de vieux papiers. Au milieu des " Akim ", " Bleck le Roc ", " Zembla ", il y avait, un peu abîmé, " Tintin au pays de l'or noir ". Il n'a jamais oublié le choc stupéfiant qu'il a ressenti. Une communauté de style et d'esprit se crée avec Chaland, Ted Benoit, Floc'h et le néerlandais Joost Swarte, la ligne claire, inspirée par Hergé, est née. Mais Serge Clerc n'en sera jamais totalement prisonnier. Pendant de longues années, il travaille pour le très influent journal anglais " New Musical Express ", son équivalent japonais, " Player " et " Rock'n'Folk ", magazines auxquels il donne d'innombrables dessins, réunis dans l'introuvable " Mémoires de l'espion ". Il publie aussi aux " Humanoïdes Associés " une dizaine d'albums dont : " Le Dessinateur espion, La nuit du Mocambo, La légende du rock ". Il est traduit en anglais, allemand, espagnol, travaille pour la publicité, dessine des pochettes de disques, des affiches et expose à New York. Au début des années 90, il fait de plus en plus d'illustrations pour la presse, les agences de pub et collabore régulièrement avec le " Herald Tribune ". Cependant, il reste inconsolé de la disparition de " Métal hurlant ", dont il nomme les dessinateurs éparpillés " La Diaspora Humanos ". Il éprouve alors le besoin de revenir vers l'univers qu'il avait imaginé, de reprendre et de faire revivre ses personnages. Il s'acharne à créer (cela est sensible dans ses prochains livres) un humour unique, compréhensible par l'homme de taille moyenne aux environs de l'an 2037. Serge Clerc vit quelque part à Paris.

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