Détail du livre

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FUSHIGI YUGI - LA LEGENDE DE GEMBU T01

Code EAN13 : 9782845806092

Auteur : WATASE YUU

Éditeur : DELCOURT


   Épuisé

Revue de presse

« Je n’y crois pas vraiment. Oui, je doute d’avoir ce pouvoir, mais … Vous ne voyez pas combien être enfin utile à quelqu’un me comble de joie !? »

Huit longues années après la fin de Fushigi Yugi, nous voilà avec le nouveau manga de Yuu Watase, qui reprend les mêmes bases. Elle avait toujours eu envie d’écrire les chapitres des deux autres dieux, sans prendre le temps de concrétiser cette idée. C’est maintenant chose faite avec ce chapitre sur Gembu, qui se déroule bien avant celui sur Suzaku. L’héroïne de 17 ans s’appelle ici Takiko, et elle vit dans le Japon des années vingt, ce qui change un peu des étudiantes classiques de la mangaka. Sa mère est mourante, et la jeune fille nourrit une colère sans limite envers son père, qui les a abandonnées au profit de ses recherches et des livres qu’il écrit. Heureusement, Takiko veille sur sa mère afin de s’occuper l’esprit, et elle est elle-même entourée de l’affection presque paternelle de Monsieur Oosugi, pour qui elle éprouve plus de sentiments que nécessaire … Un jour, sans prévenir, Einosuké Okuda rentre au bercail avec sous le bras un manuscrit à traduire et mettre en forme. Seulement voilà, les "Ecrits des Quatre Dieux du Ciel et de la Terre" n’est pas un livre comme les autres, et le ressentiment de Takiko envers son géniteur, la tristesse éprouvée au départ de sa mère … Tout la pousse à souhaiter être utile, se sentir appréciée et attendue, et cet afflux de sentiments la transporte dans un autre monde, celui du livre, où elle se découvre être la prêtresse de Suzaku, chargée de réunir les sept étoiles afin d’invoquer le dieu protecteur du pays.

Et voilà, tout commence comme le précédent Fushigi Yugi. On y retrouve l’histoire de base, qui commence à lasser, mais aussi les codes qui semblent attachés à cette série. Pourtant, et si le premier volume contient lui aussi sa part de défauts et de qualités, il se trouve être bien plus prometteur. L’évolution de l’auteur permet à cette œuvre de prendre une bouffée d’air, même si les sentiments restent sensiblement inchangés. L’héroïne, par exemple, est bien moins tête à claque que Miaka, et ses raisons de rester dans le livre sont bien plus crédibles. Au lieu d’un comique grossier attaché à une adolescente faible et sentimentalement redondante et prévisible, Takiko nous promet un peu plus de profondeur, grâce à son caractère particulier, au lieu d’un semblant de courage ridicule. Toutefois, cela reste un shojo représentatif du genre, puisqu’on a le droit à une belle brochette de personnages masculins qui vont servir l’aspect « conte de fée » qui tend à s’effacer par moment, ainsi que l’intérêt du public féminin. On discerne cependant, au milieu de l’humour caractéristique de Watase, une profondeur plus sombre des différentes figures du manga, puisqu’ils sont généralement moins idéalisés que Tamahomé ou l’Empereur Hotohori … Même si ce présent humour se base sur du réchauffé (allez tiens que je te soigne ta fièvre …), il possède encore ce côté naïf qui caractérise bien Watase et son œuvre. L’histoire et les personnages ont tout lieu d’être exploités, et si la mangaka continue sur sa lancée, le titre pourrait bien devenir une lecture de qualité.

Il faudra ici noter l’évolution graphique de l’auteur. Déjà satisfaisant dans ses précédentes séries, Yuu Watase atteint ici l’apogée de son art. Fin, épuré dans le plus pur style shojo, son trait qui ne cherche pas la réalité réussit le pari de l’esthétisme, faisant passer les émotions sans aucun souci. De plus, même avec des décors assez simple, le découpage est conforme à la logique du scénario, et on ne peut blâmer Watase d’avoir lésiné sur le travail : le hakama que porte Takiko, la richesse des détails vestimentaires de tous les personnages nous changent agréablement des uniformes habituels et lancinants … Tonkam offre ici une traduction honnête, mais les contrastes ne sont pas aussi bien retranscrits que l’on pourrait espérer. Un travail correct, mais sans plus, pour une œuvre approfondissant un des plus grands succès (injustifié) de la mangaka bien connue de l’univers du shojo. Mais ici, même un regard critique ou néophyte pourra y trouver un peu de plaisir, malgré les erreurs scénaristiques.


NiDNiM

(Critique de www.manga-news.com)
  • Code EAN13
    9782845806092
  • Auteur
  • Éditeur
    DELCOURT
  • Genre
    MANGAS - Shojo
  • Date de parution
    30/09/2004
  • Support
    Broché
  • Description du format
    Version Papier
  • Poids
    140 g
  • Hauteur
    170 mm
  • Largeur
    112 mm
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